Page 44 - furie-des-mondes
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décelable. C'est pourquoi, tout au début, les prédécesseurs
d'RB ne s'étaient aperçu de rien.
Mais de plus en plus, les hommes eux-mêmes avaient été
influencés par l'image et les civilisations terriennes
imprégnées de l'image de Fo, allaient vers la mort de l'âme,
sous l'égide du dieu OR.
Au nom de la rentabilité, de l'organisation, les hommes
imitaient les termites, structurant de plus en plus leur
société, ne cherchant qu'à jouir au maximum, se dépensant
mentalement au minimum.
Ils avaient déjà la fission nucléaire et l'ordinateur.
Tout était précurseur du grand malheur.
Ce ne serait plus grave si ces hommes n'avaient pas
désignés pour perpétuer la chaîne cosmique. Si la Terre
prend le même chemin que Fo, c'est la fin d'une espérance
ou tout au moins, la fin d'un patient travail à recommencer
et la victoire du néant sur la vie.
Oui, il y a bien des milliards de planètes où la vie pouvait
se manifester, mais pas des milliards de représentations des
hommes !
Un maillon rompu et c'est le déséquilibre des forces. Un tel
mal serait irréversible entamant l'espérance en Dieu, la
finalité, donc, cela ne devait pas être.
RB reprit le chemin de son véhicule spatial, pensif.
Comment une âme, création divine, supportée par un
cerveau très évolué, pouvait-elle changer à ce point pour
renier jusqu'à son appartenance divine et préférer la
machine à la pensée ?
Pourquoi cela ?
Par faiblesse, par lâcheté, pour s'éviter pleurs, malheurs ou
soucis ?... pourtant, la mort de la chair ne peut se comparer
à celle de l'âme, elle seule existant vraiment.
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