Page 53 - furie-des-mondes
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où les gens sont malades, ainsi l'on fabrique des
ordinateurs mais ils serviront à la mise en fiche des
individus, ainsi l'on obtient des rendements mirifiques en
agriculture mais l'on y dépense trois fois plus de calories
que l'on en a produit ...
Le mode de fonctionnement de la société nous mène à
l'anéantissement généralisé, malheureux l'homme lucide
qui refuse de se laisser glisser vers la mort car tous les
coups seront bons pour le faire taire.
En Occident, la société paranoïaque le traitera lui-même de
paranoïaque. En Russie, il sera interné, en Chine
rééduqué...
Car ce que la société souhaite, c'est avant tout la
tranquillité des mécanismes bien huilés.
N'oublie-pas, déjà en son temps, Socrate dérangeait, on l'a
mis à mort.
Vois-tu, si l'on tolère toutes les sectes orientales, les écoles
de yoga ..., c'est que leurs membres ne dérangent personne.
Ils y trouvent un oubli confortable de leurs problèmes,
deviennent par le conditionnement mental des mannequins
inexistants.
Ils n'iront plus contester !
On préfère la mort de l'Esprit aux turbulences de la Vie.
Pourtant, c'est bien grâce à des turbulents, des originaux,
tout d'abord couverts d'insultes, qu'ont pu être faites les
découvertes profitables à toute l'humanité !
Turbulence et originalité devraient être cultivées dans nos
écoles. Or, elles y sont brimées, qui peut aujourd'hui
échapper à l'éducation-moulinette ?
Même les modèles de société proposant de soi-disant
révolutionnaires sont des sociétés du confort mental ne
laissant aucune place à l'évolution naturelle.
Les Chinois ont même réussi à organiser un système où
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