Sommaire

Introduction

- Pourquoi ce Livre ?

L´Univers

- Légendes et Création
- Les Lois de L´Univers
- Apparition de L´Univers
- Apparition et Formation de la Terre
- Cycles de la Terre - Précession des équinoxes
- Apparition de la vie

Création-décréation

- Création,décréation d´une galaxie
- Super Nova
- Vieillissement
- Charge creuse

La Matière

- Matière et Vide
- Le Jour
- Progression de la matière
- Statique
- Rien-Vide-Néant

Alchimie

- Le parcours de l´Alchimiste
- Alchimie Spirituelle

Médecine

- Santé et Rythme
- Rôle du psychisme dans la maladie
- La cigarette
- Métaux lourds
- Les guérisons magiques
- La religion du sport
- Mémoire et évolution
- Maladie et guérison mentale

Cabale

- Origine et Evolution de la Cabale
- Valeurs des lettres
- La Cabale
- Petite Ecriture
- Le Grand Alphabet

Formes et Vibrations

- Les Pyramides de Gizeh
- Représentation schématique de Kéops
- Coudée Sacrée
- Géographie Sacrée
- Formes et Sons
- Réflexions

Mantras

- Symboles 3ème et 4ème dimensions
- Symboles ou Mantras optiques
- Au commencement était le Verbe
- L´Esprit de la Lettre
- Carrés Magiques de 2
- Carrés Magiques de 3
- Carrés Magiques de 4
- Carrés Magiques de 5
- Usurpation du pouvoir des Mantras
- Les Ka

Les Nombres

- Introduction
- La Section Dorée
- Tableau des Séries
- Les quarante jours

Le Cycle de L´Homme

- Au Commencement était le Verbe
- Naissance de la Terre
- Adam
- Eve
- La quête de l´homme
- Réflexions
- La démographie

Conclusion

- La Connaissance
- Comment l´homme a-t-il compris Dieu ?
- Pâques 81-Belvès






La Religion du Sport.

La civilisation actuelle a développé tous les sports. Elle en invente sans cesse de nouveaux dans le but de parfaire le culte que l´homme se voue à lui-même.
Il se trouve plus beau, s´il saute plus haut ou s´il court plus vite, s´il est capable de manger un mètre de boudin en un quart d´heure ou s´il traverse la manche en baignoire à pédales !...
Au premier abord, cela peut amuser, mais en y réfléchissant bien, il y a de quoi s´attrister.

Tout geste se justifie par son but, tout mouvement est le moyen d´une fin.
L´homme marche pour se déplacer d´un point à un autre ou pour un juste plaisir, plaisir d´une marche en forêt, plaisir d´un paysage... Il ne marche jamais pour marcher, mais toujours pour une finalité autre.
Le sportif lui, marche pour faire de la marche à pied, il court pour faire de la course à pied, la finalité est le geste lui-même, il a cessé d´être un moyen, il est devenu une fin en soi.

Le sportif fait le culte du geste bien fait sur lequel il est capable de porter notes et appréciations, en fait il regarde son nombril et en jouit.
Son but n´est pas de porter un poids parce que cela est utile mais de se dire : " je suis le plus fort, je porte de plus grosses altères que les autres " !
Le sportif est centré sur lui-même, il fait l´amour avec lui-même, contre les autres, contre le monde qu´il réduit au bout de son nez.
- Courir parce qu´on est en retard, parceque l´on va rater son train, c´est la vie...
- Courir sur un stade pour être le premier et faire un temps record, cela ressemble plutôt à la mort, à l´homme en cage qui tourne en rond et qui a réduit le monde à son tour de piste.
Le sportif fait penser à la danseuse des folies bergères qui entre en scène en descendant un escalier qui vient de nulle part, en pensant en elle-même : " l´ai-je bien descendu ? ", aussi inutile, aussi débile !...

Tous les sports de compétition et même par extension tous les sports de loisirs sont devenus des rituels pour la magie des cultes que l´homme voue à lui-même... il se regorge de ses exploits ou des exploits de ses héros.
Qu´il soit l´athlète ou le supporter, il se déguise pour l´office, il a sa littérature, ses gadgets, son langage.
Il a besoin de cette poudre aux yeux pour croire exister, sans cela il a l´impression de n´être rien, en réalité à cause de cela, il n´est rien.

Par ses sports et ses loisirs, l´homme a créé des situations artificielles génératrices de plaisir, des microcosmes qui ne peuvent que le valoriser ; là au moins l´aventure n´y est pas dangereuse et ne remet pas le personnage en cause... il ne risque que de gagner. S´il perd, il ne lui en sera pas tenu grief, par contre, s´il gagne, il sera idolâtré.
Ses risques sont limités, définis et connus.
Son besoin de sécurité restera satisfait...

Formant une sorte de franc-maçonnerie des non-dégonflé, les parachutistes, les cascadeurs, les motards, les karatékas, etc... risquent leur vie d´une façon ridicule pour se faire valoir ou pour tester une voiture ou un nouveau moteur.
Alors, à quoi cela sert-il de vivre si l´on choisit de mourir pour rien ? ou de survivre en restant idiot ?

La pratique des sports et des loisirs peut sembler anodine, elle peut se comparer à des jeux d´enfants pour adultes, en fait elle prête beaucoup plus à conséquences qu´il n´y parait.

Tout d´abord pour celui qui le pratique, le sport est une atteinte à la santé mentale et physique.
Le sport impose une contrainte du cerveau sur le corps, une violence contre soi-même, et à la longue il en résulte une baisse de la capacité de raisonnement.
Aucun sportif ne s´est fait connaitre par ses prouesses de réflexion au contraire, la pratique du sport est débilitante pour le mental qui ne supporte pas sans se détériorer qu´on l´enferme dans un carcan d´ordres au corps.

Pendant ses exercices, le sportif ne pense pas, ne se rebiffe pas contre les ordres qu´on peut lui donner, il est en état d´infériorité mentale, il se laisse conditionner de la même façon qu´un chien que l´on dresse.

Le sport est à la base de la discipline des armées, rien de tel que de bons exercices, cent pompes ou une bonne marche avec tout le barda pour faire taire le moindre esprit critique ou la moindre conscience d´être.
Napoléon avait bien compris cela, ses soldats étaient de marche presque tout les jours, abrutis de fatigue physique et de non usage de leur cerveau dans ses fonctions nobles. Pour eux le combat, le carnage devenait un plaisir pendant lequel on leur lachait la bride avant de les reprendre en main pour le combat suivant.

Les tenants du sport vont le justifier par la santé physique qu´il est censé développer.
Leur justification paraît bien illusoire quand on voit l´éphémère de la bonne forme du sportif dès qu´il stoppe ses exercices.
Dans cette optique le sport apparaît bien comme un artifice qui maintient le corps en forme tant qu´il est pratiqué, mais quelle décrépitude quand on l´arrête !
En fait, l´homme en évolution mentale ne se préoccupe guère de son corps, il préfère s´occuper de sa pensée et de ce fait il se maintient en santé correcte sans effort. Il met son corps à sa place : un moyen, un support pour son cerveau, pour son esprit. A l´inverse, le sportif asservit son mental à son corps, transforme son corps en finalité, c´est là toute la différence.

Au niveau collectif, au niveau d´un état, le culte du sport est le signe d´une dégénérescence.
Plus il sera institutionnalisé et développé dans un pays, plus ce pays sera éloigné des principes de la vie, plus il sera structuré et plus il structurera l´homme.
Cela se confirme quand on constate la place quasi religieuse qu´occupe le sport dans les pays les plus socialisés, les plus structurés où domine une idéologie extrémiste.

Il faut bien réaliser qu´il est débile de voir les nations lutter entre elles à coup de records sportifs.
La qualité d´une idéologie arrive à dépendre de la force de ses athlètes !
Dans ce but, c´est la course aux performances truquées à coup de vitamines, d´hormones et de drogues diverses.

Le symbole de la victoire sportive est devenu un atout majeur dans le jeu des politiciens, ils s´évaluent ainsi :
" mon idéologie, mon pays, surpassent le tien parce que mes athlètes ont couru plus vite d´¼ de seconde, ou parce qu´ils ont sauté ½ cm plus haut ! "

Que des enfants puissent s´amuser à cela, passe encore, mais il faut bien constater que ce sont des dirigeants qui valident ces critères. C´est dramatique de voir, en fait, à quelle décrépitude mentale cela correspond.

- La civilisation de la Grèce antique, une fois arrivée à son apogée a promu les jeux olympiques puis elle a disparu.
- Rôme s´est éteinte peu de temps après l´avènement de ses jeux.
- Aujourd´hui, la dimension mondiale de la religion du sport est peut-être un indice de la fin de notre civilisation : cela voudrait dire que l´homme a perdu de vue ce qui est utile pour promouvoir l´inutile.
Il est devenu inconscient du but et de l´utilité de ses actes pour ne plus rechercher que les situations génératrices d´illusion de plaisir ; qu´y a-t-il de plus artificiel, de plus éphémère et illusoire qu´un exploit sportif ?
Il ne correspond qu´à un instant rendu important par une émulation collective, mais totalement dépourvu d´utilité dans les faits.
C´est un moment où l´homme se saoule, qu´il soit l´acteur ou le spectateur !

Le match du dimanche, ou le séjour au ski sont devenus les attrape-nigauds qui font oublier l´ennui de la vie moderne.
Les loisirs sont l´expression d´une détresse due à l´ennui.

Le travail finit même par être uniquement justifié par les loisirs qu´il permet de se procurer, ainsi le but du travail de l´homme arrive à ne plus être dans l´objet qu´il permet de réaliser, on travaille aujourd´hui pour les plaisirs.
L´homme devient ainsi capable de s´adapter à n´importe quelle profession débilitante, il devient capable de voler, de tuer, si les plaisirs qu´il peut s´offrir en compensent les désagréments.

L´homme s´est prostitué à ses loisirs et c´est peut-être la dégénérescence de sa conscience qui témoigne le mieux de la fin de nos civilisations.







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