Sommaire

Intoduction

- Quand le Temps est venu
- Une fois par cycle

Alchimie

- Blason Alchimique
- Symbolisme du langage alchimique
- Planètes et métaux
- Azoth
- Le Soufre
- Le Sel
- Le Mercure
- Le Grand Œuvre
- Dénomination de ceux qui œuvrent

Cabale

- Introduction à la Cabale
- Grand Livre du Monde
- Solstice d´Hiver
- Alchimie Divine
- Cabale
- Cabale et Carrés Magiques
- Lettres Mères et le Sacré
- KA-BA-L´AKH

Mantras

- Au commencement était le Verbe
- Les effets du Verbe
- Dies Irae
- Les Mantras

Formes-Vibrations

- Formes Vibrantes de la Nature
- Univers des Formes 1ère Partie
- Univers des Formes 2ème Partie
- La Septième Merveille du Monde
- Formes, Résonances et Vibrations 1ère Partie
- Formes, Résonances et Vibrations 2ème partie
- Arche d´Alliance
- Gisors et Chartres

Nombres

- Les Quarante Jours
- Les Séries

Médecine

- Terre des Hommes
- Plomberie Divine
- Métaux Alchimiques et Santé
- L´Eau
- L´Eau Vibrée
- Le Yoga
- l´OR Potable

Réflexions

- Saturne
- Démarche spirituelle
- Culture
- Naissance d´Adam
- Evangile des Egyptiens
- Réflexions
- Matérialisme et Dieu

Conclusion

- Le prix des choses
- Le livre s´achève enfin





Terre des Hommes


Pollution, au sens éthymologique du terme, désigne la profanation, le sacrilège. L´usage de ce mot réservé au temple, aux objets du culte, n´a rien d´excessif quand nous l´appliquons, présentement, à la Nature. Les hommes de la Renaissance percevaient encore dans un bois, le sanctuaire, invoquaient les nymphes de la forêt de Gastine et le Poète pouvait écrire :

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ; "


Pollution des eaux et des terres, pollution des airs à l´échelle de la planète... Seul, le feu semble échapper à cette menace, mais menace lui-même !

Impuissants devant nos déchets, nos scories, nous brûlons, enterrons, immergeons, aussitôt assaillis que débarrassés, pris de vitesse par un cycle sans fin.

En effet, si tout naturellement, se résorbe, se consume, se putréfie, se dissout pour réapparaître sous une autre forme de vie, c´est par un lent processus de mutation que s´opère cette chaîne.
Nous devons notre vie à cette règle immuable.

Si l´homme n´est apparu que très longtemps après la formation de la Terre et longtemps après l´apparition d´animaux préhistoriques, c´est que le point d´évolution propice n´était pas encore atteint.
Il fallait que la Terre fût stabilisée, qu´un certain équilibre entre tous les éléments fût réalisé.
Pour que la vie des hommes fût possible, il fallait que ce lent travail de transmutation se fût opéré, que les forêts anéanties dans les entrailles de la terre se fussent transformées en charbon, que les métaux, les minéraux formés enfin fussent à l´abri dans leur gangue, que les eaux, porteuses de vie, aient accompli leur cycle dans l´atmosphère et les grottes profondes.
L´existence de l´homme n´était possible qu´à cette seule condition et c´est à ce moment privilégié que l´homme doit aussi son intelligence et sa conscience.
Nous sommes la conséquence de cette évolution à la fois très longue et très précaire.
Sans ce lent processus de transmutation à l´échelle du globe terrestre, nous ne serions pas, nous n´existerions pas!

Pour un chimiste, pour un biologiste, qu´est-ce que la stabilisation ?
C´est l´arrêt des réactions acide et alcaline, c´est la neutralité obtenue.
Nous calculons pour cela le pH et le rH d´un corps, sa résistivité.
Plus l´énergie résultante est grande, plus violente est la réaction et la pollution considérable. Au contraire, si l´énergie finale est faible, on a obtenu la stabilisation et la Vie apparaît sans heurt.
La maladie n´est rien d´autre qu´une réaction, qu´une agression contre l´équilibre et, par là-même, elle est déséquilibre.
Sans les arbres qui recouvraient le globe terrestre, à l´apparition des hominiens, il n´y aurait pas eu stabilisation : c´était le manteau protecteur qui a permis la vie du corps et de l´esprit, comme dans l´éther, nous protège la ceinture de Van Allen.

Tout ce qui existe sur terre a un rôle.
Il n´y a pas de mauvaises herbes à éliminer, de nuisibles à détruire.
On peut comparer ce que nous considérons comme des erreurs de la nature ou de la création, au pH et au rH d´un corps chimique.
Ils sont utiles, nécessaires, voire indispensables tous les deux, à condition que l´équilibre, entre eux, soit respecté.
Quand on utilise des désherbants que fait-on ?
Est-ce la solution pour conserver ce que Dieu nous a donné ?
L´homme contemporain respecte-t-il cet équilibre, à la fois si fragile et si longtemps attendu ?
Va t-il détruire en quelques années ce qui a mis des millions d´années à s´élaborer pour assurer sa propre existence ?
Les " mauvaises herbes " sont là pour parer aux carences du sol, comme les animaux dits " nuisibles " sont nécessaires à la vie des " utiles ".
L´équilibre naturel s´était maintenu jusqu´à nous avec la complicité des hommes attentifs, depuis le commencement des âges, à cette leçon que le monde animal et végétal nous enseignait au fil des saisons : ce sont les maillons d´une chaîne étroitement liés et dépendants.

Aussi, quand la Révolution Industrielle a déferlé sur l´Ancien et le Nouveau Monde, la rupture s´est opérée, l´équilibre a été rompu.
La recherche effrénée des sources d´énergie et des matières premières a mis en coupe sombre le sol et le sous-sol.
L´accroissement de la production industrielle repose nécessairement sur l´essor démographique qui fournira main-d´oeuvre et consommateurs. Ceci remet en question l´agriculture traditionelle et l´oriente vers un nouveau type d´exploitation des sols et de nouvelles cultures.
Au cours de cette deuxième moitié du XXème siècle, on a pu parler d´explosion démographique et ce " baby boom " s´inscrit comme un autre desêquilibre résultant de facteurs économiques mais aussi de la suppression de la sélection naturelle.
L´agriculture des pays riches, plus soucieuse de vendre que de nourrir, épuise la terre de ses forces vives, sans souci des générations à venir.

Il n´y a pas si longtemps encore, le souci des paysans était, de faire des produits de qualité, de rentrer de bonnes récoltes, les deux allant de paire ; le souci de nos techniciens est de substituer à la qualité, la quantité, d´écouler sur les marchés proches ou lointains, des produits traités, calibrés, stéréotypés et de remplacer rendement par surproduction.
Plants sélectionnés, hybrides obtenus en laboratoires, engrais chimiques, désherbants, pesticides ont bouleversé la nature et le paysage, ont détruit cet équilibre si soigneusement entretenu et si longtemps attendu.

Ces cultures privées de " Vie " exigent, pour de plus grands rendements, énormément d´eau : Par l´arrosage massif des plantes traitées, des terres riches d´engrais, nous commençons à perturber le cycle de l´eau. Sources et puits analysés révèlent une quantité inquiétante de nitrates et autres polluants.
Les nappes phréatiques se sont vidées pour des couches plus profondes et ne recueillent que les eaux de surface qui ont lavé les sols.
L´eau qui entre dans la composition des tissus sous forme de sève, de sang, véhicule tous ces poisons.
Jusqu´à l´eau de pluie qui s´acidifie de plus en plus par la pollution de l´air et qui ne sera plus utilisable d´ici quelques années.
Le facteur (pH rH)/r devient de plus en plus fort.

Est-il bon de répéter encore que des millions d´années ont été nécessaires pour l´apparition de l´homme ? et cela par un équilibre prodigieux de la Nature et des Éléments.
En créant ce déséquilibre, l´humanité s´engage dans un processus irréversible et risque de déboucher sur une autre forme de vie.
C´est un signe précurseur de la fin de l´humanité.

Bien des gens sont heureux des transformations morphologiques que l´on observe chez les adolescents : les nouvelles générations sont plus grandes, plus minces, mais aussi plus androgynes que par le passé.
Nos jeunes conscrits n´entrent pas dans les armures du moyen âge, mais ne peuvent plus soulever le poids des armes que faisaient tournoyer nos aïeux !
Les races avaient évolué lentement au cours des siècles, les tailles avaient gagné quelques centimètres et l´espérance de vie quelques années.
De nos jours, en l´espace de deux générations, l´on assiste à une accélération sans exemple de la modification des caractères habituels.
L´espèce humaine n´a pas échappé, elle non plus, à cette mutation inquiétante, non pas œuvre de Nature, mais œuvre d´homme.

Nous allons devoir payer très cher ce dont nous sommes responsables : Surproduction et chômage, surpopulation, problème de la faim, pollution, nuisances, sans l´épuisement prochain des matières premières et des sources d´énergie que nous léguons, avec nos déchets à nos petits enfants.

Quelques siècles plus tôt, Colbert faisait planter la forêt de Tronçay pour la marine, à voile des hommes du XXème siècle...

Il y a un choix à faire, c´est le choix du dernier instant, pour ceux qui ont pris conscience de ce qui les entoure, de ce qui les fait vivre et leur donne une raison vivre.






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