Sommaire

Intoduction

- Quand le Temps est venu
- Une fois par cycle

Alchimie

- Blason Alchimique
- Symbolisme du langage alchimique
- Planètes et métaux
- Azoth
- Le Soufre
- Le Sel
- Le Mercure
- Le Grand Œuvre
- Dénomination de ceux qui œuvrent

Cabale

- Introduction à la Cabale
- Grand Livre du Monde
- Solstice d´Hiver
- Alchimie Divine
- Cabale
- Cabale et Carrés Magiques
- Lettres Mères et le Sacré
- KA-BA-L´AKH

Mantras

- Au commencement était le Verbe
- Les effets du Verbe
- Dies Irae
- Les Mantras

Formes-Vibrations

- Formes Vibrantes de la Nature
- Univers des Formes 1ère Partie
- Univers des Formes 2ème Partie
- La Septième Merveille du Monde
- Formes, Résonances et Vibrations 1ère Partie
- Formes, Résonances et Vibrations 2ème partie
- Arche d´Alliance
- Gisors et Chartres

Nombres

- Les Quarante Jours
- Les Séries

Médecine

- Terre des Hommes
- Plomberie Divine
- Métaux Alchimiques et Santé
- L´Eau
- L´Eau Vibrée
- Le Yoga
- l´OR Potable

Réflexions

- Saturne
- Démarche spirituelle
- Culture
- Naissance d´Adam
- Evangile des Egyptiens
- Réflexions
- Matérialisme et Dieu

Conclusion

- Le prix des choses
- Le livre s´achève enfin





Lettres Mères et le Sacré


En hébreu, KA.DOCH signifie sacré et, en reflet, prostituée.

C´est une particularité de la langue hébraïque que le signifiant puisse avoir deux signifiés diamétralement opposés.

Comment expliquer cette évolution du sens premier ?
KA désigne l´âme divine et cette racine appartient aux langues indo-européennes. Nous assistons ici à une dégénérescence due à l´usage que les hommes ont fait de ce mot.
D´abord d´un emploi limité, sinon unique, il a été galvaudé, vulgarisé, méprisé et avili.
Avili comme une prostituée qui fait commerce de son corps. Il est dommage que ce mot ait perdu son sens divin.

La racine RA.MAH signifie la hauteur, un lien élevé et, par suite, puissant, mais aussi pourriture, rampant, ver de terre.

Nous constatons là encore la même dualité, la même contradiction.
Or, ce mot est constitué de deux mantras sacrés RA et MA, destinés aux seuls prêtres et réservés à DIEU.
Qu´est-il advenu de ces deux racines ?
Les hommes en ont fait mauvais usage, se réservant, pour eux, le pouvoir qui émanait de ces mots-clefs : Usant de la puissance qu´ils leur conféraient, ils ont réduit ces mots sacrés à l´état abject et dérisoire de pourriture et de déchets.
RA, DIEU, devient pour les Hébreux Ve : RA, le mal, alors que ce phonème reproduisait le râle du mourant, le passage d´un état à un autre et que RA, Dieu Soleil, symbolisait le réceptacle du dernier souffle par lequel s´exhalait l´âme.

MA a subi le même sort.
On le retrouve dans toutes les langues d´origine indo-européenne : possessif, il désigne ce qui nous appartient en propre, qu´on revendique et l´enfant, d´instinct, le prononce à la vue du visage maternel.

Connus, utilisés, ils apparaissent dans des sigles publicitaires, dans les désignations d´organismes et de sectes, dans les noms des Dieux.

AR.OM est composé, lui aussi de deux mantras : AR et OM.
Il signifie nu et dans le sens deuxième, rusé, fier.

AR est l´inverse de RA, le mal, et OM est un mantra d´appel : AUM des religions orientales.

La nudité qu´il évoque est celle de celui qui est près de DIEU; dépouillé de tout orgueil. Mais, il devient ruse, fierté pour justifier l´homme civilisé, l´homme intégré dans la société de consommation qu´est la nôtre.

Dans le mot A.OR qui désigne la Lumière, nous avons, soudé à alep, le mantra OR.
A la lumière est associé le symbole de l´or, du veau d´or et le Dieu Lumière retentit des échos d´espèces sonnantes et trébuchantes...

A et OR, en hébreu, vaut 9, alors qu´en réalité la somme de ces lettres est égale à dix : 1 + 70 + 200 = 271 soit 2 + 7 + 1 = 10 = IOD, principe premier.

La lettre ALEP, signifie prince, premier, roi, mais elle désigne aussi le gros bétail, appellation péjorative.
Nous avons là, encore, vulgarisation du symbolisme d´Apis, le taureau qui représentait le Dieu de l´époque. La lettre Alep, redressée, représente en réalité le signe zodiacal de l´ère du taureau et non le gros bétail en général.
C´est venu, par suite d´une décadence du langage, des traditions et de la Connaissance.
Quant au tétragramme I.A.V.E. il fait apparaître IOD et EVE.

EVE signifie souffrance, infortune, injustice. Ce mot nous fait comprendre que, sans DIEU, l´homme est livré à lui-même, à la désespérance et c´est la lettre E qui symbolise l´homme.

En faisant de I.EVE, le Dieu absolu, DIEU du Cosmos, on a faussé le sens premier et l´on comprend mal que dans la conception du Divin puissent s´intégrer les lettres d´EVE, chargées d´injustice et de souffrance.
C´est le Dieu d´un peuple et non le DIEU Universel.

ADAM, ADM qui, pour les Hébreux, vaut 9, doit en réalité se prononcer ADA.AM dont le total des lettres est égal à 10, IOD, égal à DIEU.
1 + 4 + 1 + 40 = 46, soit 4 + 6 = 10.

IOD, lumière créa ADA.AM. C´est par l´étincelle divine qu´ADAM sortit des limbes et fut créé.
Devenu ADA.AM, il est aussi la représentation de IOD, principe premier.

Les lettres d´EVE ont la valeur suivante : 5 + 6 + 5 = 16 soit 6 + 1 = 7.

Ainsi, en unissant ADA.AM, IOD à EVE, on obtient I.EVE et le tétragramme suivant peut se lire ainsi :

image


Et l´on voit que dans l´axe vertical, nous avons :
16, soit 1 + 6 = 7, qui peut s´interpréter ainsi :
Dieu = 10, l´homme primitif = 6 et le total égale 7.

Horizontalement, le même nombre apparaît .
IOD est partagé en deux, deux fois E = 5 + 5.

TO ou TU du mantra TO se traduit par le bien.
RA, VeRA du mantra RA veut dire le mal.

D´où est issu le mot ThO.RA, livre de la loi Mosaïque, livre sacré des Hébreux, curieusement composé des racines TO et RA.
C´est le livre du Bien et du Mal suivant l´interprétation qu´on lui prête. La loi divine sacralisée est devenue loi humaine, tristement utilitaire.
Du Divin on est allé à l´homme, du Bien on est passé au Mal qui nous représente.

Il est aussi intéressant de remarquer que dans ThO.RA, l´on retrouve la racine ORA qui incite à la prière.

Le Dieu primitif était ADA.AM, premier Homme-Dieu, Principe Premier auquel une autre mythologie donne le nom de SAT.URNE.
Ce Dieu premier, devenu reflet des hommes, fut adoré sous la forme du veau d´or et SAT.URNE disparut pour céder la place à SATAN.
C´était le lent aboutissement de l´histoire des hommes, de l´histoire de l´humanité telle que nous la vivons.

L´hominien humanisé, c´est ADA.AM + EVE, c´est IOD + EVE, futur esclave de lui-même, prisonnier de ses désirs qu´il a érigé en idole, son égrégore, c´est-à-dire : SATAN.

HAR ou AR signifie fosse, trou. MATh ou MAT, signifie la mort, l´arrêt. (Matar veut dire tuer en espagnol.)

La Kabbale hébraïque annonce comme LETTRES MERES : ALEP, MEN et SHIN.
Tous les ouvrages relatifs à cette Kabbale font référence aux mêmes lettres.

Or ASHAM, veut dire faute, péché et MASSA, fardeau.
Dans ces mots, en des compositions diverses, apparaissent les lettres mères de la kabbale hébraïque.
On a quelques difficultés à admettre que les LETTRES SACREES soient placées sous le signe de la culpabilité, de la calamité.

Les hébreux n´étaient pas sans connaître les LETTRES MERES de la Kabbale primitive, originelle, la Kabbale araméenne :
ALEP, SAMECH, THAU
.
Mais, c´est librement qu´ils les ont abandonnées pour choisir celles qui symbolisaient la malédiction de JEREMIE.
On ne peut comprendre ce choix que dans ce contexte.

N´oublions pas que Kabbale est composé de :

  1. KA, l´âme divine
  2. de BA, l´âme mortelle
  3. AKH la réception et l´intuition

Elle ne peut représenter que le Savoir de DIEU et rien d´autre.

Pour cela, il faut la dépouiller de symboles religieux, traditions particulières à un culte : il faut renoncer à la Kabbale hébraïque qui appartient en propre à un peuple et revenir à la Kabbale araméenne.

ALEPH, désigne DIEU, maître de l´Absolu.

SAMECH, représente l´Univers en marche, la Vie, et, de son graphisme primitif, l´écriture carrée, il a été choisi comme symbole des princes de l´Eglise.

THAU, c´est l´oméga, la fin du cycle.

Les compositions que permettent ces trois lettres ont toujours trait au Divin, à la spiritualité.

SAT, Dieu a formé SAT-URNE, Dieu de l´esprit, de valeur :
38 = 3 + 8 = 11.

SATTWA, en sanscrit, désigne le Ciel.

AST, c´est l´être et ASTO, le protecteur.

ASTAROTH et ASTARTE sont les déesses du Ciel chez peuples sémitiques.

Les ASTres, l´ASTral, STellA, l´étoile des latins et STAr des peuples anglo-saxons, sont restés fidèles à la tradition première.

Pour une recherche spirituelle, pour l´approche du Divin, ce sont les trois LETTRES de la Kabbale araméenne et non celles de la Kabbale hébraïque qu´il faut connaître et vénérer.





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