Sommaire

Intoduction

- Quand le Temps est venu
- Une fois par cycle

Alchimie

- Blason Alchimique
- Symbolisme du langage alchimique
- Planètes et métaux
- Azoth
- Le Soufre
- Le Sel
- Le Mercure
- Le Grand Œuvre
- Dénomination de ceux qui œuvrent

Cabale

- Introduction à la Cabale
- Grand Livre du Monde
- Solstice d´Hiver
- Alchimie Divine
- Cabale
- Cabale et Carrés Magiques
- Lettres Mères et le Sacré
- KA-BA-L´AKH

Mantras

- Au commencement était le Verbe
- Les effets du Verbe
- Dies Irae
- Les Mantras

Formes-Vibrations

- Formes Vibrantes de la Nature
- Univers des Formes 1ère Partie
- Univers des Formes 2ème Partie
- La Septième Merveille du Monde
- Formes, Résonances et Vibrations 1ère Partie
- Formes, Résonances et Vibrations 2ème partie
- Arche d´Alliance
- Gisors et Chartres

Nombres

- Les Quarante Jours
- Les Séries

Médecine

- Terre des Hommes
- Plomberie Divine
- Métaux Alchimiques et Santé
- L´Eau
- L´Eau Vibrée
- Le Yoga
- l´OR Potable

Réflexions

- Saturne
- Démarche spirituelle
- Culture
- Naissance d´Adam
- Evangile des Egyptiens
- Réflexions
- Matérialisme et Dieu

Conclusion

- Le prix des choses
- Le livre s´achève enfin





La Culture


Certains artistes du XXème siècle confondent art et pornographie intellectuelle.
C´est, par ailleurs, le propre d´intellectuels insatisfaits, prétendûment cultivés, comblés de leur savoir, bardés de leurs diplômes, de revendiquer ces formes nouvelles comme antidote d´une culture ancienne qu´ils ne rejettent pas pour autant.

Le comble du goût est de professer l´éclectisme le plus rare, le plus raffiné, c´est de discuter de Mantégna ou d´Uccello et de Picasso avec la même conviction et les mêmes nuances.

C´est le propre d´une classe que de tout admettre, de n´être surpris par rien, de tout accepter et de vouloir tout comprendre.
C´est faire de l´œuvre d´art une projection, une vue de l´esprit mais aussi une composition qui se démonte, s´explique et non une résonance qui bouleverse et rend muet.

Il ne faut pas se méprendre, l´homme de la rue, si la vue d´un Dürer l´étonne, rigole franchement à la vue d´un tableau cubiste et, si les masses populaires, plus policées, les acceptent plus aisément, c´est que l´instruction et l´utilisation, dès l´école maternelle, de ces reproductions ont habitué l´œil, l´ont sensibilisé à cette vision.
Ce n´est pas par choix, par goût profond qu´on les accepte, qu´on les voit, mais plutôt par imprégnation précoce, par habitude.

On parle fort bien de l´éducation du goût...
Eduquer le goût de qui ?
Est-il nécessaire de l´éduquer pour qu´il existe ?

Le goût apparaît alors, non plus comme un choix propre, mais comme une uniformité de bon ton, étendue à la plus grande masse.
On tend, de plus en plus, vers cette communauté de pensée, de sensibilité, d´émotions, avec l´espoir généreux qu´elle mettra fin aux guerres, au rascisme, que sais-je encore...
Or, malgré ces intentions louables, la guerre est là, plus hideuse et plus perfectionnée que jamais, le racisme tue comme au temps honni de l´inquisition !

La préoccupation de vouloir paraître intelligent à tout prix explique aussi cet engouement pour tout ce qui est nouveau, différent.
On ne veut plus se tromper, on ne veut plus endosser pareille responsabilité et, plutôt que de passer pour un béotien inculte, on accepte les divagations les plus insensées.
Le temps n´est plus des grands artistes méconnus par leurs contemporains, raillés par les bourgeois, de critiques qui condamnaient Manet ou Cézanne.
Un peu comme si à chaque époque correspondait une vision nouvelle que l´oeil n´est pas habilité à saisir ?
Seul, un Baudelaire, parce qu´il était hors du commun, pouvait avoir cette intuition.
Combien compte-t-on de Baudelaire parmi les amateurs d´art ?

Pour parler comme nos contemporains, on invoque le laxisme, la tolérance : Rien n´est beau, rien n´est laid.
Ce qui compte, c´est ce qui se vend. Un tableau est une valeur cotée en bourse et les toiles serrées dans les chambres fortes des riches collectionneurs d´Outre-Atlantique risquent, un beau jour, de se voir réduites à une liasse de papier sans valeur, comme dans les contes ! Et végètent, obscurs, des artistes qui n´ont pas eu la chance, non pas d´être " compris " mais d´intéresser un manager habile : on fabrique une vedette du disque comme un peintre de génie !

C´est peut-être cela l´Enfer : contradiction permanente d´une société qui répète comme des slogans de manif. les idées les plus généreuses et qui ne peut que fabriquer des centrales atomiques et des engins de guerre.

Construire un centre socio-culturel en forme d´usine à gaz, même bariolée, c´est le signe de la Fin. Et que ce même édifice reçoive la visite de milliers d´individus, cela tourne au cauchemar...

Si l´instruction, l´école obligatoire - et cette expression est affreuse - a amené l´analphabète à devenir un être sans jugement, sans esprit critique, c´est une aberration.

Si ces mêmes conditions ont conduit des gens à se comporter comme des mandarins parce que diplômés et si ces connaissances apprises ont façonné leur esprit de telle manière que l´homme en puissance a disparu pour laisser la place à un individu sans idées et sans voix, acceptant tout même la destruction de son moi, c´est un échec total et la pire des impostures...

Si on a besoin d´apprendre ce qui est Beau, peut être a-t-on besoin d´apprendre ce qui est Bien...
Pauvres de nous qui clamons contre l´Eglise, contre l´Armée, et qui, révérencieusement, apprenons de nouveaux catéchismes et de nouveaux règlements !






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