Sommaire

Intoduction

- Quand le Temps est venu
- Une fois par cycle

Alchimie

- Blason Alchimique
- Symbolisme du langage alchimique
- Planètes et métaux
- Azoth
- Le Soufre
- Le Sel
- Le Mercure
- Le Grand Œuvre
- Dénomination de ceux qui œuvrent

Cabale

- Introduction à la Cabale
- Grand Livre du Monde
- Solstice d´Hiver
- Alchimie Divine
- Cabale
- Cabale et Carrés Magiques
- Lettres Mères et le Sacré
- KA-BA-L´AKH

Mantras

- Au commencement était le Verbe
- Les effets du Verbe
- Dies Irae
- Les Mantras

Formes-Vibrations

- Formes Vibrantes de la Nature
- Univers des Formes 1ère Partie
- Univers des Formes 2ème Partie
- La Septième Merveille du Monde
- Formes, Résonances et Vibrations 1ère Partie
- Formes, Résonances et Vibrations 2ème partie
- Arche d´Alliance
- Gisors et Chartres

Nombres

- Les Quarante Jours
- Les Séries

Médecine

- Terre des Hommes
- Plomberie Divine
- Métaux Alchimiques et Santé
- L´Eau
- L´Eau Vibrée
- Le Yoga
- l´OR Potable

Réflexions

- Saturne
- Démarche spirituelle
- Culture
- Naissance d´Adam
- Evangile des Egyptiens
- Réflexions
- Matérialisme et Dieu

Conclusion

- Le prix des choses
- Le livre s´achève enfin





Au Commencement était le Verbe...

Au Commencement était le Verbe,
        Et le Verbe était avec Dieu,
        Et le Verbe était Dieu.


Premières phrases de la Bible... premières paroles dictées à Moïse, et qui révèlent la puissance créatrice des mots, des Maîtres-Mots, tout au long de la Genèse.

Le Dieu au nom imprononçable, façonne Adam dans un bloc d´argile, et l´homme est né de Dieu,.. l´Homme-Dieu était né, qui découvrait sa solitude.
L´énergie domptée émanait de Dieu et baignait l´univers sorti du Chaos.
Adam drossé par ces forces vives s´éveillait à la Vie, plongeait en elles, s´imprégnait d´elles, tout puissant, à l´image de Dieu qui l´avait créé.
Et l´homme sans mémoire, aux pouvoirs immenses qu´il détenait sans partage, créa Eve par la puissance de son Verbe, par la force de son Désir.
Ils étaient deux à communier dans la Connaissance, sans effort et sans peine, capables de créer par leur attouchement et leur souffle.

La naissance d´Abel et de Caïn réduisit ce pouvoir, et fit d´Adam, d´Eve, et de leurs descendants, des hommes nus, vides de Savoir.

La Connaissance devint la " Parole Perdue "...

Il est bon de noter le pouvoir de la parole dans les civilisations de traditions orales ou écrites. De l´Antiquité à la Renaissance, le Maître, du Prêtre au Maître-Compagnon, lègue de bouche à oreille l´Enseignement, la Maîtrise, le Secret.

C´est au contact de deux êtres que se créent des liens, l´enseignant et l´enseigné, qu´a lieu la Révélation, l´intuition qui décèle le vrai Disciple.
C´est au contact de deux hommes que s´opère la transmission : Socrate et le Christ n´ont pas laissé d´écrits.
L´écriture est la mémoire des hommes, est-il dit ailleurs, mais les textes d´un Mathieu, d´un Jean et d´un Platon sont déjà, même chez les disciples les plus fidèles, des transpositions.

Saint Jean Bouche d´Or, Orphée, sont là, et non des moindres, pour illustrer notre propos.

Pouvoir de création, de séduction des Mots que l´on prononce, que l´on scande, que l´on psalmodie.
Il faut signaler ici, à partir du radical latin : Canto, je chante, les doublets obtenus en langue française. Cantatrice, cantique, mais aussi chanter, enchanteur, incantation.
Le musicien Orphée, par la puissance de son chant, charmait les hommes et les bêtes, et Cerbère dompté lui permettait l´accès aux Enfers.

Pouvoir du Verbe, pouvoir du Chant dans les sociétés africaines, mais encore en Berry ou en Ecosse. Le Sorcier ne peut agir qu´en psalmodiant, qu´en scandant des incantations obscures pour faire lever l´envoûtement.

De nos jours, cette science perdue, retrouvée, dérobée, éclate dans les slogans publicitaires ou politiques, les sectes et les églises : Paroles divines, les MANTRAS : mots que l´on prononce intérieurement pour atteindre l´état de méditation, sont universels et ne peuvent être revendiqués par une civilisation ou un peuple.

Quand des personnes inquiètes, en quête d´absolu, s´adressent à des sectes, à des ordres se disant dépositaires d´un savoir ancien, elles espèrent recevoir un enseignement ponr accéder à la Vérité première.
Mais, en définitive, qu´offrent à leurs adhérents ces mouvements créés de toutes pièces suivant la demande, les besoins du moment, la conjoncture ?
Ces mouvements religieux sont toujours les mêmes, quelles que soient les époques, ils font surface, intacts et inchangés quelle qu´ait été la durée de leur disparition; Ils prolifèrent, se multiplient quand les temps s´y prêtent et ils exploitent en toute impunité la crédulité, la naïveté et la sottise des hommes !

Comment qualifier un enseignement dispensé avec parcimonie et mystère à la masse, dévoilé à une élite choisie en raison de sa notabilité ou de sa fortune ?

Que penser de mouvements qui, ne faisant plus commerce des indulgences, négocient le bonheur et la vérité au profit de leurs dirigeants ?

Pour capter l´intérêt des disciples et compenser l´inanité d´un enseignement, les organisateurs n´hésitent pas à utiliser des pratiques magiques : on recense tous les symboles existants, on se les attribue, on les utilise en toute impunité, même s´ils sont contradictoires.

Et puis, on fait appel aux mantras, ce qui donne au mouvement ses lettres de noblesse, qui l´authentifie et lui confère la note d´orientalisme sans laquelle un ordre ne saurait exister de nos jours.

Certains utilisent l´ordinateur pour la recherche des mantras.

Le malheur est que tous les mouvements, sans exception, se trouvent en possession des mêmes mantras, optiques ou sonores, dont ils se disent les seuls détenteurs.

Le danger est que ces mots-clefs, par leur résonance, leur vibration sonore, conditionnent celui qui les prononce, les récite, les subit à son insu et qu´il se met ainsi, à la merci du maître des mantras.

Ces mots peuvent mettre en état d´hypnose l´adepte convaincu qu´il n´est plus maître alors de ses sentiments et de ses actes.

Ces mots-clefs, détenus par les responsables, enseignés par eux, ont toujours été connus des prêtres, des maîtres, des dirigeants. Ce sont des mantras qui étaient d´origine divine.

Ce sont ces mêmes mantras, psalmodiés par la foule, qui font la seule puissance du mouvement, sans eux, ils n´existerait pas !

Il existe deux sortes de mantras : les Chinois appellent " MANTRAS du BAS " ceux qui conditionnent, asservissent les adeptes et " MANTRAS d´en HAUT " ceux qui élèvent, qui sont des appels.

A l´origine, tous les mantras étaient utilisés pour Dieu, en fonction de Dieu et jamais pour l´homme.





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