Sommaire

-   Préface

-  Il y a bien longtemps

-  L´homme a-t-il depuis toujours été en conflit avec ses frères ?

-  Les Cathares

-  Des philosophes aux grandes révolutions

-  Histoire et fascisme

-  L´homme face à la religion

-  Quel est le sens du diable ?

-  L´Information

-  Vision juste - enfer & paradis

-  Si l´homme voulait être digne

-  Société autoroute

-  Le Cirque

-  Exister et Responsabilité

-  Le Mal de la Société

-  Quand l´habit fait le moine

-  Soit Babel et tais-toi !

-  Chauvinisme

-  Existence et recherche de Dieu

-  Liberté et l´Informatique

-  Le Clonage

-  Quelle place pour un "Don du Ciel" dans nos sociétés ?

-  La Quatrième Dimension

-  Si Moïse m´étais conté

-  Alchime - Alchimie divine

-  Divine Société

-  Conscience et finalité

-  Et parce qu´ISIS après la mort d´OSIRIS...

-  La Mort Satanisée

-  L´Anté-Christ

-  Paraboles

-  Hiéroglyphes

-  SIL

-  Occident-Saturne

-  Connaissance des anciens dans l´antiquité

-  Le Soleil et les pyramides

-   La Rose des Temps

-  Pourquoi a-t-on fait naître Jésus en l´an zéro?

-  Est-il normal que sciences et religions soient incompatibles ?

-  Déplacement du Soleil dans l´année

-  Le Huit Solaire

-   Le Déluge et ses correspondances avec les fêtes de Pâques

-  Références à certaines données romaines

-   L´auteur

-   Pourquoi ce livre





L'Anté-Christ



Ce mot Anté-Christ apparaît souvent à propos du jugement Dernier.
Selon l´Apocalypse, l´Anté-Christ est un personnage qui doit venir quelques temps avant la Fin du Monde et fonder une religion opposée à celle du Christ ; donc diabolique. Qu´en est-il en réalité ?
Une autre définition plus véridique n´est pas sans intérêt.
Volontairement, on a fait de l´ANTE-CHRIST et de l´ANTI-CHRIST un même personnage. Or, l´Anté-Christ est celui qui viendra apporter la Révélation, rétablir la Vérité. Mais redoutant cette révélation plutôt gênante pour elles, les religions ont semé la confusion dans l´esprit de leurs fidèles pour que, lors de sa venue, l´Anté-Christ soit pris pour l´Anti-Christ ou ennemi du Christ, et qu´il ne soit pas écouté.

Il faut essayer de comprendre ce que représentait le Christ et comment cette représentation s´est manifestée au cours des âges. La faillite de ceux qui se disaient désignés de Dieu est connue et ils ne peuvent invoquer un Anté-Christ tel qu´ils le décrivent ; à maintes occasions, ils ont prouvé qu´ils incarnaient eux-mêmes le contraire de la définition du Christ et cela doublement en le maintenant crucifié.

Le parcours de la vie de Jésus.

Le Christ lui-même et sa fonction ont été interprétés et transformés au cours des âges.
Il disait : « Je suis homme » et non « Je suis dieu ».
D´abord prétendant à la royauté juive, il a combattu l´envahisseur romain. Petit à petit, Il prit conscience d´un travail de haute qualité qui l´amena à se métamorphoser et put lui faire espérer être l´élu de Dieu.
Il commença alors à parler ; ce n´étaient plus des paroles de guerrier mais la recherche d´une justice l´amenant même à juger les siens. Ses conceptions étaient différentes de celles qu´il avait au début.
Il a sûrement reçu un enseignement de valeur en Egypte dans la période qui a suivi sa fuite et il est devenu une sorte de personnage révolutionnaire refusant les enseignements des anciens, s´en prenant plus à ses proches qu´aux envahisseurs. Rebelle, il est devenu dissident religieux et le comportement des prêtres à son égard l´a amené à se rendre compte des inconvénients, des erreurs de cette religion et à concevoir par conséquence les fondements d´une nouvelle.
Il a essayé de comprendre ceux qui l´entouraient mais sa façon de faire des miracles n´allait pas avec son personnage réel. Avant lui, les prêtres utilisaient la crédulité des gens pour faire accepter leurs tours de passe-passe. N´oublions pas qu´à cette époque nombreux étaient les faiseurs de miracles. Ce ne sont pas ceux de Jésus qui ont gêné les rabbins de l´époque mais plutôt ses paroles venues droit du cœur témoignant d´une connaissance profonde de l´humain. Elles dénotaient une droiture oubliée, liée à un désespoir, un ras-le-bol en quelque sorte. Jésus révolté devenait dangereux.
En voulant détruire le temple de Jérusalem en trois jours, il était sincère ; il sentait que de sa vérité pouvait naître une grande force. Il pensait que Dieu interviendrait en sa faveur et détruirait le temple impie qui, à ses yeux ne représentait plus rien. Il se sentait proche d´une pureté qu´il n´est pas difficile d´éprouver quant on a contre soi un débordement de haine et de méchanceté. Plusieurs fois il a souhaité la destruction de Jérusalem : c´était l´appel désespéré d´un être croyant oublié mais qui malgré tout espérait que son souhait se réaliserait.
Jésus avait conscience de la déchéance humaine et par sa vision de Dieu, il savait que s´il n´était en Lui, il ne pourrait rien faire tout seul. Vers sa fin, il ne faisait plus de miracles ; il n´y croyait plus, bien qu´en ce temps, au milieu de ce peuple malheureux, il n´avait pas la possibilité de se faire comprendre d´une autre manière.
Dans son cheminement, s´il était suivi par quelques-uns il était surtout renié par les siens, trop pur dans sa conception des choses pour être accepté. Renié par Pierre pour qui - contrairement à Jésus - la famille était primordiale, délaissé par les autres apôtres dont certains dormaient pendant sa crucifixion, il a impressionné ses bourreaux. Et si on l´a fait ressusciter, c´est pour pouvoir lui attribuer des paroles qui, comme par hasard, ne leur étaient pas défavorables. En fait, ils se sont pardonné à eux-mêmes, preuve flagrante qu´ils avaient grand besoin d´être lavés de leur crime.
Il était normal que ce « faiseur de miracles » soit pris comme modèle avant et après sa mort.
Cette résurrection était indispensable car Jésus mort devenait un martyr gênant qu´il fallait venger. Ressuscité, il donnait bonne conscience à ceux qui avaient voulu sa perte ou l´avaient laissé mourir. Ils ont pu en toute tranquillité greffer une religion sur le Pardon. Après sa mort, on lui a même fait dire : « Si on te frappe sur la joue droite, tend la joue gauche...». On a volontairement transformé l´image de Jésus afin qu´il soit au même niveau que l´homme c´est-à-dire conforme à sa bassesse. Autrement dit, vous pouvez accomplir vos "saletés" en toute quiétude car le Rédempteur viendra souffrir pour vous, mourir pour vous afin d´effacer et pardonner vos péchés. Voici Jésus tel qu´il a été présenté après sa mort, pardonnant toutes les offenses subies.
Pour ajouter au merveilleux, on a fait en sorte que cette mort soit symbolique et concorde avec les dates de la fête de ses persécuteurs, sachant qu´il était bien mort et qu´il n´y aurait personne pour contester.
Ce Dieu souffrant à la place de l´homme a dû subir toutes les méchancetés, la pourriture, la cruauté que des indulgences parfois payantes, permettent de racheter. Tel qu´il apparaît à travers les Evangiles, le rôle de Jésus a été d´absoudre et l´homme n´a aucun souci à se faire jusqu´au retour du Messie.
On est bien loin de la pesée des morts égyptiens où il est nullement question de pardon et où tout se paie.







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