Sommaire

-   Préface

-  Il y a bien longtemps

-  L´homme a-t-il depuis toujours été en conflit avec ses frères ?

-  Les Cathares

-  Des philosophes aux grandes révolutions

-  Histoire et fascisme

-  L´homme face à la religion

-  Quel est le sens du diable ?

-  L´Information

-  Vision juste - enfer & paradis

-  Si l´homme voulait être digne

-  Société autoroute

-  Le Cirque

-  Exister et Responsabilité

-  Le Mal de la Société

-  Quand l´habit fait le moine

-  Soit Babel et tais-toi !

-  Chauvinisme

-  Existence et recherche de Dieu

-  Liberté et l´Informatique

-  Le Clonage

-  Quelle place pour un "Don du Ciel" dans nos sociétés ?

-  La Quatrième Dimension

-  Si Moïse m´étais conté

-  Alchime - Alchimie divine

-  Divine Société

-  Conscience et finalité

-  Et parce qu´ISIS après la mort d´OSIRIS...

-  La Mort Satanisée

-  L´Anté-Christ

-  Paraboles

-  Hiéroglyphes

-  SIL

-  Occident-Saturne

-  Connaissance des anciens dans l´antiquité

-  Le Soleil et les pyramides

-   La Rose des Temps

-  Pourquoi a-t-on fait naître Jésus en l´an zéro?

-  Est-il normal que sciences et religions soient incompatibles ?

-  Déplacement du Soleil dans l´année

-  Le Huit Solaire

-   Le Déluge et ses correspondances avec les fêtes de Pâques

-  Références à certaines données romaines

-   L´auteur

-   Pourquoi ce livre





Il y a bien longtemps...


Du jet d´un Temps est née la Masse, créant dans son mouvement l´Energie.
Mais laissons aux grands érudits le choix de se battre à coups de nébuleuses, de tourbillons, de trous noirs et d´inventer le néant.
Il y a bien longtemps, une sphère, refroidie en partie et tournant sur elle-même, entretenait ses éléments: pluie, vent, orage, nuages, agitation, océan mais nulle vie encore. Enfin émergea un pic, comme si le niveau de la mer descendait ou, comme si la Terre surgissait: une île, deux îles, un continent... Avec le vent, la mer, les marées, il y eut confrontation. En conséquence, la terre fut arrachée, fondue, pulvérisée, son calcaire mis à nu et ses éléments cassés par les brisants.
Une masse de bulles surgit et engendra des sortes de lichens, vie végétale née du mouvement, de la nuit et de la lumière. Ces particules se développèrent et se multiplièrent engendrant l´espèce végétale. Le flux et le reflux arrachèrent ces espèces à la pierre à laquelle elles s´étaient agrippées et libres, voguèrent au gré des eaux.
Suffisamment microscopiques, ondulant comme des serpents au fil de l´eau, subissant le Soleil et la Lune, changeant de couleur, elles miroitèrent et firent penser à la Vie.

Le mouvement amenant le mouvement, la répétition des ondulations et des frottements électrifia ces embryons capillaires qui devinrent de petites piles microscopiques se collant parfois les unes aux autres comme les wagons d´un train. L´infiniment petit du végétal, par la répétition du mouvement, engendra la mémoire.
Cette mémoire engendra le désir et le désir engendra la continuité vers l´amélioration et la perfection.
Les fibres devinrent vie, la sêve devint sang et celui-ci circula de pièce en pièce, d´articulation en articulation, et la forme fit le reste.

Longtemps après, le protozoaire issu du végétal se modifia et se multiplia sans fin, comme le cristal qui, particule par particule, molécule par molécule, prend forme.
D´un mouvement, des brisants de la mer et de la terre, du mâle et de la femelle, est née la vie primaire.
De stade en stade, de proche en proche, celle-ci désira communiquer, prenant du ciel l´information de la création. On passa des microbes, des vers, aux insectes avec l´accord des algues, des joncs, des herbes et des arbres.
Puis tout ceci vibra et bourdonna pour plaire et manifester sa joie.
Le végétal prit couleur ; la fleur, premier peintre de la nature, aveugle mais portant en elle la vision de son apparence, a cherché à se singulariser pour plaire et être perçue de plus en plus loin.
Les arbres donnèrent des fruits, désirant en se sacrifiant, assurer la continuité de la vie.
Vie faite de création, de mutation, d´harmonie. Vers le ciel, ils tendaient leurs membres, leurs branches pour percevoir, prospérer, pour donner et pour exister.
C´est la définition même de l´amour parfait, sans condition, où seule compte l´harmonie dans le but de plaire et de se parfaire.

Pour éviter le trop plein, la multitude, la faim, l´étouffement, le dépérissement, la dégénérescence, chaque espèce créa son propre prédateur afin d´assurer l´avenir et l´espérance.
Avenir de l´espèce, mais surtout avenir de la continuité car il fallait se transformer.
Peu à peu, des larves, des vers, des serpents, des poissons, des mollusques, des crabes, des insectes, des papillons s´interpénêtrèrent, issus les uns des autres.
Seule la forme changeait mais l´origine était la même la Pierre et l´Eau.
On vit naître ainsi des animaux de toutes formes ; des grands, des petits, des gros et des maigres, mais toujours issus du même sang.

D´ère en ère, de cataclysme en cataclysme, de climat en climat, de cétacés en cétacés, de singe en hominien, tout avait une origine commune, l´information venant d´un point, Pierre angulaire, assise, scellée d´Orient en Occident. Quatre milliards d´années de vie se sont écoulées et tout a été indispensable: l´eau, le feu, l´air, le vent, les poissons, les mammiffères, les oiseaux.
Les hominiens étaient l´aboutissement de cette chaîne de vie. Ils n´avaient ni carapace, ni griffes, ni crocs, ils ne couraient pas vite, ils ne sautaient pas haut. Et parfois, lorsqu´ils n´avaient pas de nourriture, ils se mangeaient entre eux, toujours avec une inconscience animale, toujours en jouant comme le chat joue avec la souris et finit par la manger. Pour calmer leur faim, ils pouvaient tuer père, mère ou compagnons de jeu, se délectant sans remord puisque tout se passait dans le paradis de l´inconscience.

Au commencement de la Pâque du cycle, l´hominien émergea de ce paradis. Un seul fut élu, comprit son état et se vit tel qu´il était.
Quand la conscience émergea, il se vit déjà adulte, sauvage, anthropophage, cruel, charognard, méchant, indifférent au bien et au mal. Longtemps il a marché. instruit, engendré pour que la parole et la mémoire restent en ses descendants et que la prise de conscience ait lieu.

Il avait accès à tout: au Ciel, à la Terre, au vent, aux éléments. Homme Dieu, il savait que son travail serait accompli mais avec beaucoup de souffrances et d´injustices, de malheurs et de cruautés ; qu´il fallait tout cela pour permettre à l´homme de justifier son ambition et sa veulerie. Il savait que par vantardise, l´homme ferait ce qu´il n´aurait pas fait par peur, que le profit et la possession seraient son amour, que la ruse l´emporterait sur la raison, le malin sur le sincère. Plus tard, la duperie serait à son apogée, la dignité condamnée, la diplomatie et l´artifice à l´honneur, au détriment de la morale et de la vérité.
Avant de disparaitre il laissa pour la fin et pour les retrouvailles des traces de son passage, des bornes du savoir et la pierre angulaire.
Il avait choisi le Soleil comme hiéroglyphe et les étoiles comme repère pour marquer des endroits sacrés.
Il savait qu´ils seraient envahis par les charognards, les mécréants, les maudits ; qu´à la fin il faudrait affronter toutes ces épreuves, tous ces dangers, tous ces dragons et qu´en ces lieux, il n´y aurait point d´audience mais puanteur et chiens galeux.







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